Classement Pro D2

Top PanelAurillac
36 pts
Accordion MenuRacing Metro 92
35 pts
LightboxLa Rochelle
30 pts
ReflectionOyonnax
26 pts


Qui est en ligne ?

Escota ua Pausa: Sevillana del adios

Périodiquement, Soi d'Aci,  auteur de Mon Gers vous livrera sa chronique pétillante et "gasconnante" sur l'actualité du FC AUCH Gers.

10 juin 2008- Sevillana del adios


Escota ua pausa...

Ainsi donc, après le hourra-rugby du stade Amédée Domenech, les Auscitains achèvent leur revue de l'élite par un dernier tour de piste au Moulias en accueillant  le Montpellier HRC, pour peut-être, une dernière sortie a hombros. Avec Montpellier, il flottera dans l'air champêtre de Fouroux comme un parfum de vacances, pour peu que les Méditerranéens amènent dans leurs crampons un peu de sable des plages de Palavas. Ironie de l'Histoire, c'est par Montpellier que tout avait commencé en 2002-2003, lorsque un jeune groupe gersois exangue et traumatisé d'avoir quitté le TOP 16 deux saisons plus tôt avait pris conscience de ses possibilités au soir d'une demi-finale inattendue de Pro D2 perdue sur le fil face au futur champion Héraultais. L'année qui suivra verra le sacre des rouge et blanc, et en dépit de la redescente immédiate, trois nouvelles glorieuses assorties d'un second titre couronnant une dernière saison hors normes.

Dans le barnum ubuesque et clinquant des sommets du rugby professionnel, l'élève FCAG version 2007-2008 aura toujours détonné, rivalisé parfois, titillé souvent, appris beaucoup. Bien sûr il y aura eu quelques couacs dont une monumentale dérouillée à Ernest Wallon, une ou deux fessées au Moulias venues nouer les boyaux des supporters rouges. Mais par delà le raide bilan comptable des victoires et des défaites, entre courage de tous les instants, petits tas hargneux et fulgurances pétillantes, les Gascons peuvent retourner tête haute dans les ornières du Pro D2.  Le FCAG a payé pour voir. Il lui appartient désormais de méditer sur ce qu'il convient d'améliorer pour ne plus trimballer un ballot de regrets à chaque retour dans l'ombre. Déjà, dans la couveuse de son centre de formation, entre deux hoquets de croissance, une jeunesse dorée piaille son envie et cultive son talent. A la porte de Fouroux frappent et se pressent revanchards et  sans-grades... Fresque immuable dans l'antichambre du Moulias, une armée rouge joyeuse panachée de certitudes et d'espérance se régénère . Il fera beau demain.

En Gascogne, le chant lancinant des Cassandres de tout poil geignant la fin des modestes dans la Macroéconomie Ovale n'a que peu de prise. Dans ce coin du Sud-Ouest rugbyphile, d'épicuriens, de bâfreurs invétérés, de caustiques et moqueurs comme il n'est plus permis, de râleurs et rebelles, d'hospitaliers comme on en fait plus ; dans ce Gers magnifique où les tablées sont franches comme les poignées de main et  l'émerveillement des sens fait des passes croisées avec l'imaginaire de chacun, c'est une certitude : le Moulias vibrera encore et toujours de rencontres indécises, de matchs inoubliables sur fond musicien d'impertinence et de fierté.

Alors bien sûr la vie continue, différente. Une vie en bleu pour Fabien, peut être Pascal, une vie ailleurs aussi pour Brice, Raphael, Thierry, Antoine...etc. Merces plan à ceux qui s'en vont de nous avoir fait vibrer. Merces plan à ceux qui restent d'entretenir le rêve. Et planvienuts en Gasconha aux nouveaux venus : A Nòste, vous serez ici chez vous. Vous trouverez, là, un petit peuple du béret croustillant et drôle, accroché à ses chimères de grandeur ovale comme l'est la boue amoureuse aux roues des tracteurs. Un peuple gascon harangueur et terriblement amical, portant en bandoulière d'un côté la rapière, de l'autre la trompette, et qui fait sa semaine du match du samedi. Sur les prés de Gascogne l'or ne pousse pas dru, l'on y gagne plutôt quelques bleus et bosses, mais comptez dessus, surtout beaucoup d'éclats de rires et de mains tendues.

Comme une fable qui se répète le FCAG prend congé de l'élite et regagne ses pénates en seconde division professionnelle, où l'attendent sagemment les Béziers, Narbonne, Agen et quelques autres vieilles gloires flétries par la trop vive lumière du professionnalisme. Si les moyens sont un peu justes, il ne lui manque ni souffle ni projets. Dès septembre, dans l'anonymat des routes qui conduisent aux Stades Charles Mathon ou Marcel Verchère, il lui appartiendra de creuser le sillon de la reconquête. Mais ça, c'est une autre histoire.

Allez Auch ! Et Adishatz a tots !

Réagissez à "Escota ua pausa..." sur le forum des Supporters

Archives:

 
Boutique UTP
Rejoignez nous !
XHTML Validation
CSS Validation